
Après l’accord signé à Rabat en mai 2010 entre le conservateur de la BNRM (Bibliothèque nationale du royaume du Maroc) et Abdellatif Laâbi, l’intégralité de la revue Souffles en français et Anfas en arabe a été numérisée et mise à la disposition du public. Elle est dorénavant consultable à l’adresse :
Tout en nous réjouissant de cet heureux événement, nous pensons avec gratitude à nos amis universitaires américains Thomas Spear, Carole Netter et Anne George, qui ont eu l’idée, il y a plusieurs années, de mettre en ligne la revue Souffles. Ils ont ainsi rendu un immense service à la culture marocaine
Revue de presse
« Ce mince opuscule contient de la dynamite. Les hommes qui nous
parlent ont déjà laissé derrière eux le temps des
gammes et des vocalises. Ils ont moins de 30 ans, mais, à travers
une expérience mouvementée, douloureuse du monde, ils témoignent
d’une lucidité, d’une présence rares. »
Politique-Hebdo, 1966
« La revue Souffles devint rapidement un carrefour de création
et de réflexion pour les nouvelles générations marocaines
avides de libérer leur pays, de lui restituer une identité, de
lui offrir un futur. Souffles a été lue à travers
tout le Tiers Monde. »
Les Nouvelles littéraires, 13 mars 1980
« C’est une revue fondamentale, nécessaire à
qui veut comprendre l’itinéraire culturel, social contemporain
du Maroc et, par-delà le Maroc, du Maghreb, des pays arabes, du Tiers
Monde dans sa totalité. »
La Quinzaine littéraire, 1982
« La revue Souffles eut le temps en sept années d’existence
de marquer la vie littéraire, tant au Maroc qu’au Maghreb, avant
son interdiction. Cette revue représente une cassure déterminante
– par son projet – dans la vie littéraire tant
marocaine que maghrébine. »
Itinéraires et contacts de cultures. Littératures
du Maghreb, éditions L’Harmattan, 1984
« Un véritable mouvement littéraire et culturel, avec
ses manifestes, ses actions, ses débats, ses critiques, puis ses orientations
résolument idéologiques, se cristallise autour de la revue, influençant
toute une génération d’intellectuels, d’écrivains
et de plasticiens. Né ailleurs que dans un pays du Tiers Monde, un tel
mouvement aurait peut-être été comparé à celui
des futuristes russes ou des surréalistes français. En tout cas,
les poètes de Souffles sont doublement hérétiques :
ils utilisent la langue française, et ils la sculptent à la dynamite. »
Notre Librairie, n° 83, avril-juin 1986